Kamakura – IV – Hase Dera – Shakyô-jo Shoin

Dans l’espace du Hase Dera, se trouve un nouveau pavillon doté d’un jardin clos de style Karesansui « sec, montagne et eau » ( l’eau représentée par le sable) traduit habituellement par « jardin sec » ce qui ne laisse pas de me chagriner car je trouve ces jardins plein de vie !

Shakyô-jo Shoin – Pavillon dotée d’une salle où les fidèles recopient les sûtras

Un pavillon, de construction récente, est chargé d’accueillir les fidèles pour le Shakyô, la copie des écrits religieux, pratique jugée nécessaire pour les croyants bouddhistes

Entrée – Portail à consoles et portes de bois protégés par un toit garni de tuiles

Le jardin intérieur de petite taille est d’un goût sobre car dévolu à la méditation

Ce jardin de dimension réduite ne permet pas la circulation, il est destiné à être regardé en position assise sur le seuil de la véranda

Sudo – L’espace du jardin se clôt avec une porte opaque faite de bambous entrecroisés

L’espace réel du jardin est créé de façon symbolique d’après les peintures de paysage de style Sansui « montagne et eau » (le sable signifiant l’eau)

Méandres d’un cours d’eau sinueux suggéré en graviers blancs
La disposition des 3 pierres évoque des récifs

De rares éléments, du gravier, des pierres et quelques mousses ou végétaux persistants disposés dans un espace dûment étudié suffisent seuls à rendre dans ce microcosme abstrait l’essence d’une nature intellectualisée

Des vagues s’avancent sur le rivage

On peut voir une synthèse de paysage en réduction dans cet arrangement de graviers blancs savamment ratissés animant la surface et évoquant les méandres d’une rivière ou les vagues de la mer venant lécher le rivage

Une lanterne de style promontoire remplit son rôle au bord de l’eau

Les rides du courant forment des ondes concentriques et des tourbillons autour des rochers

Le lit de graviers blancs enveloppe un rocher d’un tourbillon savant

Mais plus sûrement que la contemplation d’un paysage en miniature, cet espace créé pour la méditation permet une introspection silencieuse

Pierre plate placée au milieu du courant

Tout près de la véranda, l’arrangement des rochers autour d’une vasque de pierre servant aux ablutions, obéit à une disposition codifiée

Arrangement de la vasque de pierre

Une lanterne ou une bougie se pose sur la pierre dressée à gauche et l’amas de petits galets devant la vasque représente de façon symbolique la « porte de l’eau »

La vasque en pierre naturelle alimentée en eau par un conduit en bambou

A la porte du pavillon, une lanterne en pierres brutes évoque un paysage campagnard

Yama dôrô – Lanterne en pierres brutes de style « lanterne de montagne » placée devant une haie à claire-voie en grosses cannes de bambou liées

Pendant les séances de prières où l’on répète inlassablement le nom d’Amida Butsu, les croyants assis au sol autour d’un grand chapelet, font s’écouler ses perles de main en main

Ojuzu – Le grand chapelet aux 108 perles, symbolisant les 108 désirs terrestres à éliminer

Un dernier regard sur le jardin sous la présence bienveillante de Kannon sama

Quelques musiciens, entre autres, seront présents dans le prochain article …