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Voyage en Auvergne – Journée de l’Amitié à Ceyrat – 6 juin 2013

La délégation du Puy de Dôme-Cantal m’avait courtoisement proposé de venir parler de mon travail lors d’une Journée de l’Amitié

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La neige en juin ! Vue de La Chapelle d’Alagnon dans le Cantal

La délégation France-Patchwork Puy de Dôme-Cantal est placée depuis le début de l’année 2013 sous l’égide de Marie-Odile secondée par une formidable équipe de bénévoles qui partagent en commun une bonne humeur communicative

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La grande salle de réunion à Ceyrat qui accueillait les quilteuses

Quittant St Jean de Luz avec les quilts dans mes bagages, j’ai ainsi pu les exposer de nouveau dans une grande et belle salle de Ceyrat, tout près de Clermont-Ferrand où un peu plus d’une centaine de quilteuses étaient venues écouter avec curiosité mes propos sur ma façon de concevoir le travail de patchwork

Comme la délégation avait prévu un travail de Meshwork sur un mode japonisant, j’ai essayé de faire un petit exposé dépaysant sur le monde du textile au Japon en expliquant la provenance des tissus que j’emploie dans mes quilts

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Les quilts jouent à se pousser du col au fond de la salle !

J’ai étonné bon nombre de quilteuses en expliquant ma démarche qui n’est pas de choisir un modèle puis d’acheter les tissus exprès mais que c’était les textiles en ma possession qui m’amenaient à choisir des modèles pour les mettre en valeur

J’ai précisé que c’est mon amour des textiles anciens qui m’avait amené à confectionner des quilts et que les étoffes de récupération avaient plus d’intérêt qu’aucun tissu conçu exprès pour le patchwork n’en aura jamais

Quelques quilteuses convaincues, ont décidé sur le champ qu’elles allaient recycler dans leurs ouvrages les textiles familiaux conservés dans leur armoires ! ce qu’elles pourront très bien faire d’ailleurs en les mélangeant avec des tissus d’autre provenance

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« Regardez, c’est juste ma taille ! Mais Monsieur le kimono pour un homme c’est juste à côté ! »

La question souvent posée concerne le temps nécessaire à produire un quilt jusqu’à son achèvement… si on prend un modèle d’un magazine, cela est aisé de compter ses heures…moi qui réfléchis des mois avant de me lancer dans un projet et qui travaille sur plusieurs ouvrages à la fois, je suis bien en peine de donner un temps d’élaboration, alors je répète sous forme de boutade que je considère mes quinze premières années de patchwork comme un apprentissage

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Sans souci de cuistrerie, en train de prêcher la bonne parole !

Jusque là « mon public » était plutôt approbateur et puis j’en suis venue à parler de mes marottes à savoir les concours, les expositions et l’art dit textile

En réponse à une affirmation péremptoire concernant « les grandes » artistes textiles françaises, j’ai exprimé des doutes sur le passage obligé des Beaux-Arts qui serait un sésame irremplaçable pour devenir une artiste renommée …

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Un peu de douceur au milieu de l’aigreur de mes propos ! Gâteau de bonbons célébrant les 20 ans de la délégation

… car c’est faire fi de tous les créateurs qui n’ont jamais fréquenté les écoles d’art et qui pourtant arrivent à projeter dans leur œuvre leur personnalité, leur sensibilité, leurs passions ou leurs révoltes, tous sentiments qu’il est bien difficile de ressentir devant des ouvrages où des bouts de plastique agrémentés de chutes pendouillantes de fibres textiles seraient chargées de transmettre une émotion indicible

Que dire des personnes qui décident un beau matin de faire de l’art textile, en proclamant que s’exprimer avec la géométrie c’est devenu ringard, et qui naviguant sur une vague de snobisme largement partagée vous renvoient, si vous doutez de leur merveilleuse création, en pays de Béotie !

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Et un peu de légèreté au-dessus de l’irritation provoquée-peut-être- par mes propos – Travaux des adhérentes gracieusement mis en scène

Si l’omerta, qui consiste à ne pas dévoiler ses sources, sclérose le patchwork dit traditionnel qui s’enorgueillit de produire de sempiternelles copies, l’art dit textile lui emboîte le pas en reproduisant les œuvres d’artistes du XXe siècle ou de quilteuses américaines contemporaines en ignorant que l’emprunt saute au yeux des personnes munies d’un peu de culture artistique

Je ne suis pas systématiquement contre l’art textile, et je ne l’oppose pas au travail de patchwork traditionnel, les deux peuvent cohabiter de façon harmonieuse à condition qu’on y mette, dans les deux, sa personnalité et son engagement et non s’en servir pour appliquer des recettes

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Les quilts jouent aux vitraux avec le soleil de juin

J’avoue que les artistes auto-proclamées me font doucement rigoler ! Surtout en constatant l’absence de style personnel, car le fait de courir sempiternellement à la suite d’une mode versatile n’a jamais fait un artiste d’importance

Le fait de montrer ses petits travaux dans son club est tout à fait légitime, les exposer sous d’autres latitudes et sous des yeux inquisiteurs autres que ceux des quilteuses fait que les travaux textiles n’y peuvent gagner en lettres de noblesse, le sentiment général les cantonnera toujours en travaux féminins faits pour une sphère privée et c’est fort dommage

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Le fête est finie !

Je me rends compte que pendant cette matinée, j’ai dû avoir des propos assez décousus, la fatigue aidant j’ai sauté à mon grand désespoir de la grue à la tortue (version nippone du coq à l’âne !)

J’avais prévenu la délégation sur le risque d’inviter un trublion comme moi qui avait de plus, la prétention de parler de l’honnêteté en patchwork …

Je souhaite que Marie-Odile, Annie, Huguette, Isabelle et Michèle, un formidable quintette auvergnat, ne me gardent pas rigueur si dans les jours à venir, elles doivent faire face aux protestations indignées de quelques adhérentes envers lesquelles j’ai oublié un tant soit peu mon sens de la diplomatie

Lamontagne7juin2013
Article paru dans le journal « La Montagne » le 7 juin 2013…La gloire !

St Jean de Luz – Exposition de la Chambre des Couleurs à Quilt en sud !

Du 30 mai au 2 juin 2013, la biennale « Quilt en sud » à St Jean de Luz m’a permis pour la première fois d’exposer quelques uns de mes ouvrages

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St Jean de Luz et sa plage animée fin mai par la pluie et le vent

Ce sont essentiellement mes quilts en tissu japonais qui avaient été pressentis, afin de garder pour cette exposition personnelle une unité de style

Des quilts balisant mon parcours des quinze dernières années jusqu’au dernier Log Cabin, achevé juste avant le départ vers le sud

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C’était beaucoup mieux à l’intérieur de l’Auditorium !

Une partie de la grande salle de l’Auditorium Maurice Ravel m’avait été réservée, les grandes fenêtres suppléant, quelquefois avec peine par temps excessivement gris, à l’éclairage direct que les ampoules grillées au plafond ne pouvaient assurer

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Grand espace à animer

Carte blanche m’avait été laissée afin d’exposer mes quilts à mon goût sur des grilles doubles…

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Pour l’installation, une journée de tâtonnements et d’essais ne fut pas de trop !

…et après des recherches éperdues de quelques bénévoles pour me procurer quatre clous et un marteau, un pan de mur s’est prêté de bonne grâce à recevoir deux des plus grands quilts

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Un mur assez ingrat fut animé en couleurs !

Les quilts furent alignés sur deux rangs en biais par rapport à l’entrée afin que le regard embrasse en une seule fois l’exposition toute entière, des espaces entre les grilles permettaient la libre circulation entre les quilts…

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L’exposition en situation

…afin de profiter aussi du dos des ouvrages en tissus japonais recyclés et très colorés, doublures chargées de compléter l’esprit ou le style du quilt

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Doublures en tissus de Yukata recyclés

Dans mes bagages, j’avais eu l’idée d’apporter quelques kimonos de ma collection afin de renforcer l’unité de l’exposition et de camoufler quelque peu le revers des grilles pas toujours esthétiques

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Kimono en soie accompagnant un Log Cabin faits de chutes de soies

Des kimonos en soie et en coton dont j’ai expliqué aux visiteurs curieux les différentes techniques de tissage et de teinture, la longueur inhabituelle intrigante du vêtement, les kimonos nécessaires de dessous…ainsi que l’obi (la large ceinture) qui ne sert vraiment pas de petit sac à dos  !

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Un des kimono en coton tissé avec la technique de l’ikat

La présentation de l’exposition sous le nom de « La Chambre des couleurs » a été assez déconcertante, nombre de personnes pensant y voir les différents ouvrages des membres d’un même club de patchwork !

Il est vrai que j’avais pris un malin plaisir à conserver une certaine ambiguïté et que j’ai pu profiter ainsi de la surprise des visiteurs à l’annonce que tous les quilts n’étaient sortis que de deux mains bien entreprenantes  !

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Un Log Cabin achevé juste avant l’expo

La surprise, en revanche pour moi, fut de lier connaissance avec nombre de lectrice de mon blog dont certaines avaient spécialement fait le déplacement jusque dans le sud pour discuter de vive voix de ce qui les passionne dans mes articles

Un autre grand étonnement doublé d’émotion fut de rencontrer de nouveau des quilteuses de Pibrac, là où j’avais sévi lors d’une journée de l’Amitié pendant mon voyage à Toulouse de l’année dernière, preuve que l’on ne m’a pas tenu rigueur de ma sincérité d’alors

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Quelques membres de la délégation Haute Garonne en visite sous la charpente d’une vraie maison basque devenue nos pénates pendant 6 jours

Le thème choisi du Japon a provoqué la verve des visiteurs sur leurs voyages passés…ou futurs…quelquefois nous sommes partis bien loin des quilts présentés mais c’est ce qui donne le prix aux expositions atypiques

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Pendant que les dames photographiaient les quilts très traditionnels…

Aux « encore des bouts de chiffons, trucs de bonne femme » -sic- de certains hommes excédés et fatigués mais qui savaient prendre leur appareil photo après s’être reposés, succédèrent des échanges constructifs, le baume irrésistible des couleurs agissant avec succès sur leur mauvaise humeur !

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…les messieurs, quant à eux, avaient une préférence pour les quilts plus graphiques

Comme j’ai oublié de me prendre au sérieux, je me suis beaucoup amusée des réflexions cocasses et naïves des visiteuses qui désiraient prendre en photo « le quilt et mon mari » …avant que je ne comprenne que le mari en question n’était que Maurice Ravel ! La différence d’âge n’étant visiblement pas un problème à leur yeux !

Je passe sur la charmante dame qui me proposait 50 € pour « cette belle et grande couverture », proposition chargée de rappeler que son travail est jugé à l’aune de celui qui regarde…et sur cet autre dame très bourgeoise faisant la moue devant mes couleurs bariolées -sic- en estimant que décidément « ça n’irait pas chez elle » ce qui tombait bien car je n’avais pas l’intention de me séparer d’aucuns de mes ouvrages !

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Ravel portraituré de manière un peu trop méphistophélique par un artiste basque

Je suis consciente qu’exposer ses œuvres aux regards bienveillants ou scrutateurs, apporte aussi le risque de soulever les critiques acérées et inattendues comme j’en ai saisi quelques unes mais sur lesquelles je jetterais un voile pudique…

Je reconnais bien volontiers l’enthousiasme des quilteuses bénévoles qui se donnent de la peine, sans compter leur temps, pour que les artistes exposants se sentent chez eux à Quilt en sud, mon seul et unique caprice ayant été de leur demander d’intervenir auprès des visiteuses munies de cornets de glace !

Merci spécialement à Christine Lacroix, à Martine Grall et à la délicieuse Tania Reby (et à toutes les autres que j’ai côtoyées) qui m’ont permis d’avoir la vie plus belle pendant cette exposition

Exposition à St Jean de Luz – Installation

Quelques quilts mis en place avec ma propre équipe d’installateurs non patentés mais plein de bonne volonté !

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Sous le regard bienveillant de Maurice Ravel !

L’installation est achevée…Maintenant place aux impressions des visiteurs…

Sur la route vers le sud – Mai 2013 – Quatrième jour

Nos pérégrinations au travers de quelques régions françaises nous ont menées à bon port…

130528_066 Sur la route vers le sud - Mai 2013 - Quatrième jour

St Jean de Luz – Maison basque au centre ville

…au but du voyage, la côte basque dans une atmosphère exceptionnelle de pluies incessantes et de vent…n’étaient les palmiers on se croirait dans le Nord !

Sur la route vers le sud – Mai 2013 – Troisième jour

Quittant Limoges sans porcelaine mais avec du grand beau soleil…  halte en pays agenais qui nous tenta avec son foie gras …

130527_240 Sur la route vers le sud - Mai 2013 - Troisième jour

Sérignac sur Garonne – Ancien monastère du XVIIe siècle transformé en « Hôtel du Prince Noir » – Étape d’un soir

La pluie venant jouer les trouble-fête dans le Lot et Garonne, nous préférâmes prendre la route encore plus au sud …

Sur la route vers le sud – Mai 2013 – Deuxième jour

L’éternelle nature de la paisible campagne du Poitou a repris ses droits sur le bruit et la fureur des âges anciens…

…bribes d’un passé à découvrir chemin faisant…

130526_409 Sur la route vers le sud - Mai 2013 - Deuxième jour

Chauvigny – La cité médiévale

…la route vers le sud ménage bien des haltes passionnantes !

Sur la route vers le sud – Mai 2013 – Premier jour

Comme les constructeurs de la Tour de Babel qui portent les lourdes pierres en dansant d’allégresse…

130525_155 Sur la route vers le sud - Mai 2013

St Savin sur Gartempe – La construction de la Tour de Babel – Fresque de l’église abbatiale – XIIe siècle

Nous allons de même, par les routes et les chemins vers le but de notre voyage…

Voyage à Nantes – Printemps 2013 – Suite et fin

Le Salon est toujours un prétexte pour se promener dans la belle ville de Nantes, même si nous avons déjà profité de ses attraits auparavant en 2009 et en 2011

Balade dans le centre ville …Nous sommes bien à Nantes avec la mémoire de la biscuiterie LU comme emblème touristique

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Des étoiles pour couronner l’excellence d’un biscuit né en 1886

Nantes et le château des Ducs de Bretagne aux murs éblouissants de clarté en ce printemps nantais ensoleillé

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La couronne d’or de fer forgé du vieux puits devant la tour éponyme

Dans l’espace du château médiéval, la tour de la Couronne d’Or abrite deux loggias largement ouvertes sur l’extérieur…

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L’élégante architecture de la tour de la Couronne d’Or

…conçues pour la parade, elles affichent l’influence de la première Renaissance italienne dans leur raffiné décor de dentelle de pierre ouvragée

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Décor gothique blasonné pour les fenêtres du « Grand Logis »

Le vieux fond médiéval français pointe encore le nez dans des détails naturalistes

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A leur aise dans le décor, des animaux veillent…

Le château des ducs de Bretagne est un château fort entouré de puissantes murailles mais il abrite en son cœur un palais résidentiel fort élégant

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La reine Anne de Bretagne vaillant sur le château de ses pères – Bronze de Jean Fréou

La pierre de tuffeau des bords de Loire revêt le logis ducal formant un contraste saisissant avec les murailles vert de gris

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Les rayons du soleil couchant illuminent la façade du logis ducal

Le soir venant, il était temps de prendre un repos bien mérité, la température clémente de ce jour là permettait de prendre le dîner en terrasse

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Une parillada de l’océan au « Fou du Roi », rue Premion…

Restaurant « le Fou du Roi » que nous privilégions pour sa vue imprenable sur le château !

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Et une salade « à la mode de chez nous » bien croquante

La muraille du château maintes fois reconstruite, a été au cours des âges renforcée de tours massives pour la défense militaire de la capitale du duché de Bretagne, province fort convoitée par l’état royal centralisateur

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Le miroir et sa tour

La forteresse pourvue de ses bastions d’artillerie était baignée par un bras de la Loire qui lui servait de défense naturelle…

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La nuit tombée au-dessus du château

…le fleuve, lieu d’intenses activités d’échanges commerciaux, jusqu’aux année 1930, remplissait d’ailleurs les douves du château

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Géométrie de nuit

A la nuit tombée, le château se pare de mystère…

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Les aériennes lucarnes du logis ducal s’affranchissent des murailles

L’éclairage nocturne et ses ombres projetées sur la muraille le transforme en un lieu fantastique

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Fantasmagorie nocturne

Le lendemain du Salon, nous résolûmes d’aller à la rencontre du riant printemps au parc floral de La Beaujoire

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Touche de couleur des azalées pour animer le vert

Ce lieu paysager contemporain créé, il y a une quarantaine d’années, le long du cours de l’Erdre, est renommé pour sa collection de magnolias…

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Les magnolias comme répertoire botanique de référence à La Beaujoire

…dont un début du printemps tardif les voyait déjà se dépouiller mélancoliquement

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La rivière de la Bretonnière paresse au milieu des prairies

Grand parc paysager vallonné où la promenade ménage un calme parcours le long des prairies vertes qu’animent les plans d’eau d’une petite rivière

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La nature au miroir de l’eau

En cette fin avril, pas de fleurs pour animer tout ce vert, seuls quelques iris très précoces proclamaient en dépit de tout que le printemps était bien là !

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Iris répondant au doux nom de Pumilmac Pallida

Les verts mêlés aux bleus procuraient donc une rafraichissante promenade matinale

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Le parc vallonné propose des échappées sur le cours de l’Erdre

Le long du parc, la calme rivière Erdre est propice aux activités nautiques mais cette matinée paisible n’était dévolue qu’aux infatigables présences des oiseaux

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Les bords de l’Erdre comme promenade bucolique

Le ciel d’un bleu vibrant servait de décor aux opulents pompons des cerisiers roses rejetant dans la discrétion de bien modestes cerisiers blancs

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Cerisiers roses et cerisiers blancs gloires du printemps

Le retour en tramway nous ramenait vers le centre de Nantes et vers le dernier lieu mythique que nous n’avions pas encore exploré, la brasserie de La Cigale

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La célèbre brasserie de La Cigale sur la place Graslin, au cœur de Nantes

Célèbre établissement classé Monument Historique pour son décor exubérant mais un tantinet envahissant !

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Une des salles du restaurant dont les vitraux projettent une douce lumière sur les plafonds peints

Témoignage unique de la fin du XIXe siècle, où tous les éléments décoratifs accumulés se télescopent dans une frénésie ornementale très fin de siècle

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Jeux de reflets dans les grands miroirs

Le décor est dû à un architecte et céramiste nantais Émile Libaudière qui, sûrement lassé de bâtir des établissements religieux, trouva ici un exutoire à son étude de la grammaire des styles décoratifs !

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Abondance de stucs dorés, de bois sculptés, de frises de carreaux bleus, de médaillons en terre cuite…

Les carreaux de faïence bleus et or servent d’écrins aux bas-reliefs de terre cuite, représentations symboliques ou réalistes des personnages célébrés à la Comédie

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Aux couleurs raffinées de l’Art Nouveau

La bourgeoisie nantaise fréquentant le théâtre-opéra de la place Graslin avait l’habitude de finir les soirées dans la brasserie idéalement située juste à côté

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Des plafonds à caissons jusqu’au sol, le décor est souligné par d’innombrables carreaux de céramique

Au début du XXe siècle, les artistes, peintres et romanciers en avaient fait aussi un lieu de rencontre, tradition qui se perpétue de nos jours comme lieu de tournage de cinéma

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Un peintre décoratif au modeste talent a dédié son art à la femme – Détails des plafonds peints

Après bien des vicissitudes, dont la transformation de l’établissement en self-service dans les années 1960, une complète rénovation a redonné à La Cigale le charme des grandes brasseries 1900

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La Cigale ayant chanté…n’est plus prise au dépourvu dans ce décor !

Un peu ébahis par le foisonnant décor, nous avons quand même profité de l’accueil stylé vraiment charmant, du raffinement de la présentation et bien sûr de la cuisine …

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Tentation à La Cigale

…ainsi que la courtoisie, appréciée au moment du dessert, de cafés gracieusement offerts !

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Comment résister au dessert maison concocté par le chef de La Cigale ?

Promenade nonchalante dans le vieux quartier moyenâgeux du Bouffay pour ses anciens hôtels particuliers…

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Hôtel de l’Isle du Fief et son portail de pierre du XVIIe siècle

…avant de quitter Nantes non sans aller encore une fois contempler dans la cathédrale le tombeau de François II dernier duc de Bretagne

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La représentation de La Force si captivante

Pour bénéficier d’une ultime leçon de sagesse…

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Pour régler sa conduite avec le compas de La Prudence et le mors de La Tempérance

Ce tombeau que je contemple toujours avec grand bonheur a été l’objet d’un article en 2011

L’œuvre de l’ymagier Michel Colombe

Voyage à Nantes – Salon « Pour l’amour du fil »- Avril 2013 – Tissus japonais « Shijira »

Parcourir l’espace commercial des Salons de loisirs créatifs reste un moment privilégié pour connaître les nouvelles tendances de la mode-patchwork

A Nantes les reproductions de tissus anciens gardaient la cote tandis que les tissus Rowan très colorés conservaient des adeptes …

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Tissus reproduction américains mais toujours de beaux chintz hollandais chez Petra Prins

…les premiers pour refaire les quilts historiques proposés dans les publications en sachant que les samplers nécessitent une grande collection d’imprimés, les autres pour refaire …du Kaffe Fasset !

De plus en plus de boutiques proposent des tissus japonais, japonisants ou japonesques comme on dit au Japon !

Mais c’est dans ma boutique préférée « Euro Japan Links » que le choix est le plus intéressant, boutique que j’ai connue à St Marie aux Mines où elle était présente il y a quelques années pour la première fois

130424_046 Voyage à Nantes - Salon "Pour l'amour du fil"- Avril 2013 - Tissus japonais "Shijira"

Kits japonisants chez « Euro Japan Links »

En plus des tissus modernes destinés au patchwork, reproductions de dessins traditionnels, beaucoup de bleus de style indigo, et des tissus rayés, on y trouve des kits assez jolis pour confectionner des coussins et des sacs originaux

Mais cette fois, j’ai eu la surprise d’y découvrir de beaux tissus « Shijira » pour lesquels j’ai fait une douce folie !

Ce sont des tissus en coton pour kimono en petite largeur, ne convenant pas spécialement pour faire du patchwork à cause de leur texture crêpée caractéristique

DSC00335 Voyage à Nantes - Salon "Pour l'amour du fil"- Avril 2013 - Tissus japonais "Shijira"

« Awa Shijira Ori » – Tissages d’Awa, dans la préfecture actuelle de Tokushima dans l’île de Shikoku – Coupons achetés dans la boutique « Euro Japan Links »

Ces cotons légers, « Tatae Ori », fabriqués depuis des siècles dans l’île de Shikoku, teints en indigo, l’indigo de l’ancienne province d’Awa était très renommé, sont adaptés au chaud climat du sud et leur toucher agréable et doux convient parfaitement pour des kimonos d’été

Des tissus précieux de soie importés de Chine au VIIe siècle présentaient déjà cette aspect crêpé obtenu par la technique de torsion plus forte des fils de chaîne par rapport aux fils de trame

Cette technique fut retrouvée, dit-on, de façon empirique à la fin de l’époque Edo, par une tisserande travaillant sur des fils de chaîne de grosseurs différentes et qui, laissant un jour son travail sous la pluie, le retrouva avec cet aspect « frisé », le nom de « Shijira Ori » lui fut donné à partir de cette époque

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Aspect crêpé des textiles « Shijira » teints en indigo

Actuellement, les fils sont de nouveau teints avec des pigments naturels, l’indigo étant le plus courant, les tissages « Shijira » sont déclinés en unis, en rayés et en écossais

Selon la tradition, les fils après teinture sont ensuite enduits de colle pour lisser les aspérités éventuelles puis le tissage obtenu est laissé à sécher avant d’être vigoureusement étiré pour obtenir l’aspect crêpé recherché

DSC00343 Voyage à Nantes - Salon "Pour l'amour du fil"- Avril 2013 - Tissus japonais "Shijira"

« Shijira Ori » – Tissages rayés, à carreaux et avec la technique de l’ikat

Ces tissus furent fabriqués sur une grande échelle au début de l’époque Meiji à partir de 1872 pour confectionner des kimonos, puis le succès aidant, la largeur habituelle des lés de 36 cm fut augmentée jusqu’à 72 cm afin de répondre aux demandes d’exportation au début du XXe siècle

Sous l’ère Taishô, dans les années 1920, l’indigo naturel fut remplacé par des teintures issues de l’industrie chimique, la qualité s’en ressentit et la production de ces textiles déclina rapidement jusqu’à nos jours où seules cinq entreprises de tissage artisanales subsistent encore, et en revenant à la largeur de 36 cm, elles perpétuent la tradition d’antan

N B : Pour confectionner un kimono, il faut un « Ittan  » rouleau de tissu de 12 mètres sur une largeur « Namihaba » normale de 36 cm, petite précision pour couper court aux habituelles inepties rencontrées sur Internet !

Voyage à Nantes – Salon « Pour l’amour du fil »- Avril 2013 – Collection japonaise de « Boro »

L’exposition sur les « Boro » a laissé beaucoup de visiteuses assez interloquées, il est vrai que dans un Salon où l’on vient surtout pour trouver de quoi embellir son quotidien, une telle exhibition en guise d’alibi culturel avait de quoi déconcerter

130424_159 Voyage à Nantes - Salon "Pour l'amour du fil"- Avril 2013 - Collection japonaise de "Boro"

Exposition bleu-indigo de « Boro »

Au Japon le mot « Boro » désigne des chiffons faits de textiles usés et par extension, maintenant dans le monde de l’art, les vêtements récupérés en lambeaux

J’ai déjà évoqué les textiles anciens du nord du Japon au moment d’une belle exposition dans ce même salon en 2011

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Kimono (avec sa doublure) d’adolescent pas encore à l’état de Boro !

Les pièces exposées à Nantes venaient d’une collection particulière, celle d’un peintre japonais Nukata Kosaku qui les collectionne pour la beauté intemporelle qu’il décèle dans ces guenilles

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Collection particulièrement « artistique »

Ces textiles en lambeaux sont activement recherchés dans la région d’Aomori, là où quelques populations rurales les ont encore conservés, l’épargne paysanne n’ayant pas l’habitude de jeter ce qui peut encore servir

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Grand « Furoshiki » au ton ocre parmi tous les bleus indigo

Les habitants de l’extrême nord du Tôhoku, là où se situe la préfecture d’Aomori, ont toujours été dédaigné par le reste de la population du Japon qui ne voyait en eux que des paysans mal dégrossis aux mœurs triviales et au curieux dialecte incompréhensible

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Mosaïque de textiles divers

De nos jours, les préjugés n’ont pas totalement disparu et un Japonais de Tokyo ou un autre résidant en France, étonné, vous considèrera avec curiosité quand vous dites que vous venez d’Aomori ! Renouvelant sans le savoir le « Comment peut-on être Persan » !

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Au sol, grand Furoshiki (baluchon) faits de textiles assemblés encore en bon état

La découverte de ces guenilles qui ne pouvaient venir que de cette région déshéritée renforce le sentiment pénible des habitants d’Aomori d’être toujours pris pour des rustres arriérés, alors que beaucoup d’entre eux sont fiers d’être les descendants de farouches peuples autochtones ayant longtemps résisté aux conquérants venus du sud

La plus grande fête d’Aomori, le Nebuta qui se déroule au mois d’août est, depuis peu, connue ailleurs que dans sa région d’origine mais on a cru bon d’édulcorer sa raison d’être et ses turbulences afin de ne pas effaroucher les populations plus policées

Cette région était pauvre, tout comme l’étaient les campagnes rurales dans le reste du Japon, pareil en cela à de nombreuses régions paysannes dans le monde jusqu’au milieu du XXe siècle

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Textiles re-assemblés pour un grand tablier

Le nord du Tôhoku, où les longs et rudes hivers sont particulièrement neigeux, était une région aux moyens de communication difficiles et ce jusqu’à la fin du XIXe siècle avant que la construction de lignes de chemins de fer viennent désenclaver la province

Le climat trop froid ne permettait pas la culture du coton, seuls le chanvre et autres fibres libériennes étaient exploités afin de confectionner les textiles protecteurs indispensables

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« Hanten » – Veste en chanvre dont les bords ont été assemblés avec des bandes de coton indigo

Le chanvre ne protégeant que modérément du froid, les habitants récupéraient toutes sortes de textiles que les colporteurs transbahutaient de régions en régions …

…Ainsi des morceaux de kimonos de coton, venant de régions plus favorisées dont les paysannes se servaient pour renforcer leurs vêtements, étaient très appréciés et réutilisés jusqu’à l’usure presque totale

Vivre depuis plusieurs générations dans une économie de pénurie incite à ne rien jeter, les tissus pouvant toujours servir étaient gardés dans le but de finir en chiffons d’où le nom approprié de « Boro »

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Matelassage et reprisage soignés

Mais ce genre d’expositions et les articles les commentant laissent croire que tous les habitants de la région d’Aomori étaient réduits à l’état de miséreux, en réalité seule une frange de la population était si démunie qu’elle ne pouvait en effet se vêtir de façon correcte et était obligée de ravauder sans fin les pauvres vêtements récupérés

Les ancêtres de mon mari, originaires d’Aomori, sont représentatifs des habitants de la région, sans être misérables, ils partageaient le lot commun de la pauvreté mais jamais on n’a porté, dans la famille même élargie, ce genre de guenilles !

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« Noren » – Rideau de porte cousu sur l’envers, utilisé comme baluchon ? – Imprimé du nom « Matsuri » ( la fête)

Par contre, des photos du début du XXe siècle, vues chez un antiquaire à Aomori, montrent des mendiants vêtus de ces haillons

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Kimonos d’adolescents ayant perdu leur doublure

Dans ma famille à Aomori, les vêtements élimés finissaient en tenues de travail puis en chiffons qui servaient à protéger les objets remisés au dehors ou encore à éponger la neige ou la pluie sur les bottes dans l’entrée de la maison

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« Monpe » – Détail d’un pantalon de travail cousu à la machine avec du fil acrylique et consolidé avec des fils ayant pris la couleur indigo du tissu

J’ai d’ailleurs réussi à récupérer ainsi de vieux tissus destinés à finir en chiffons que je recycle maintenant dans mes quilts !

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« Katazome » Tissus imprimés au pochoir, si rares maintenant

Si quelques peintres japonais sont à l’origine de la « redécouverte » et de l’exposition de ces textiles considérés comme des modèles d’art instinctif, spontané, dénué d’artifice, quelques marchands d’art, flairant le bon filon, ont incité leurs clients à collectionner des « Boro »

Mais, hélas, la demande dépassant largement l’offre, même en écumant toute la région, les hardes sont de plus en plus difficiles à trouver…alors les prix grimpent jusqu’à atteindre des sommes vertigineuses aussi bien au Japon qu’aux USA

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Sashiko sur des tissus en (vrai ?) indigo

Les enfants gâtés de l’Oncle Sam déboursent plus de 200 dollars pour exhiber un tour de cou très chic en vieux « Boro » garantis authentiques !

Des stylistes à la mode n’hésitent plus à déchiqueter des vêtements neufs pour les raccommoder à grands points, c’est devenu le style « Boro », semblable par l’esprit à l’engouement des jeunes crétins pour des jeans ou des blousons vendus déjà déchirés chargés de les déguiser en rebelles !

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Points de Sashiko quelque peu maladroits sur (vrai) indigo ?

J’avoue mon scepticisme quant à la quantité de « Boro » retrouvés… en observant attentivement les pièces exposées, j’ai vu des fils un peu trop récents, bien blancs alors que l’indigo du vêtement teinte naturellement les fils, des raccommodages suspects, des coutures frustes et malhabiles pour faire ancien …

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Chiffon servant habituellement pour les exercices de points de sashiko

…je soupçonne des assemblages de récupérations de chiffons pour obtenir des semblants de kimonos qui bien sûr y gagneront une tout autre valeur marchande

Mes doutes seront sûrement confirmés par des recherches entreprises actuellement par une spécialiste des textiles anciens au Japon, cette enquête est donc à suivre…