
Marchand de kimonos à Kyoto – Début du XXe siècle
Carte postale coloriée à la main – Collection de Nagasaki University Library
Scène reconstituée en studio, la tenue de l’homme avec sabre au côté et à la coiffure typique des samurai n’est en réalité qu’un déguisement de circonstance !
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Cette image me laisse dubitative.En d’autres termes: je ne sais qu’en penser…Belle? ou non? Instructive? ou non? Curieuse? ou non?L’artifice que vous signalez permet en tout cas de la rapprocher des images »folkloriques »de la même époque, en France: montreurs d’ours, laitières accortes, auvergnats en sabots… ce style a fleuri au début du vingtième. On s’en amuse aujourd’hui, on ne prenait pas ces images au sérieux hier non plus.Et au Japon, c’était pour rire?
Ce genre d’images prises par les photographes japonais étaient destinées à faire connaître le Japon à l’extérieur, quelques années seulement après l’ouverture du pays succédant à trois siècles d’isolement à peu près total
L’intuition que les traditions japonaises allaient disparaître sous les coups d’une modernité importée de toutes pièces de l’étranger a influencé la représentation des scènes populaires : petits métiers, occupations quotidiennes de jolies filles et autres paysages renommés
C’était en tout cas des vraies scènes ordinaires, même si elles étaient reconstituées pour faire plus « joli »
Les photographes étrangers, quant à eux, s’intéressèrent aux jolies femmes en kimono ou bien à moitié dénudées, sujets plaisant fort aux occidentaux de l’époque !
De ces images « folkloriques » d’une époque donnée, imprimées dans l’inconscient collectif viennent encore beaucoup d’idées fausses sur le Japon actuel …C’est cela qui fait rire les Japonais !
Ces cartes postales voyagèrent énormément dans le monde, il y a encore quelques décennies, on en trouvait régulièrement dans les brocantes, maintenant elles se vendent à prix d’or !
La nostalgie d’une époque révolue, mythique à bien des égards m’enchante énormément ! Et je ne résiste pas quand il m’arrive d’en trouver !
Grâce à vos explications, ma lecture de cette image devient plus juste.
Je constate que le Japon d’aujourd’hui, même s’il s’est occidentalisé parfois à outrance, continue de susciter une intense curiosité .Sans doute s’attend on à retrouver malgré tout des traces de ce monde disparu qui continue d’habiter l’imaginaire des occidentaux.Pour ma part je n’avais jamais vu de ces cartes postales , mais j’ai la tête pleine de ce que montrent les estampes mises à la mode par les peintres français il y a cent ans et plus.Ne pas oublier le cinéma, et les récits de voyage.
Il existe donc un Japon mythique, dont l’attrait reste pour moi à expliquer.
Savez-vous, Françoise que j’ai vu des magasins de kimonos d’occasion pas très différents de cette scène plus que centenaire où les jeunes propriétaires portaient le kimono tout comme leurs clientes ?
La civilisation japonaise n’a cessé de séduire les Occidentaux depuis plus d’un siècle avec les œuvres d’art collectionnées avec passion par les amateurs fortunés et les artistes, les objets de bazar quant à eux, à la mode dans les années 1880-1920, se rencontrent encore fréquemment dans les brocantes et plaisent toujours autant !
Les estampes que vous aimez étaient considérées au Japon comme images négligeables et ont même servi à envelopper les précieuses porcelaines envoyées en Occident (le papier japonais des estampes est doux et solide)
Juste retour des choses, c’est par la rencontre avec les œuvres des peintres impressionnistes que les Japonais ont commencé à considérer autrement leurs estampes et à penser à les sauvegarder
Actuellement une belle exposition à la Maison de la culture du Japon sur une collection d’estampes d’un amateur grec du début du XXe siècle
Encore un mot! Sur le kimono.Je porte quotidiennement,en guise de robe de chambre, un yukata (je crois que c’est le nom) offert par ma fille pour mes 60 ans. Il est en cotonnade bleu marine , doublé de blanc, avec des libellules blanches.Si j’en crois Wikipedia, il s’agit d’un vêtement d’homme car les manches ne sont pas fendues sous le bras.Quoi qu’il en soit, j’aime ce vêtement, souple et qui laisse le corps libre car je ne serre pas trop la ceinture.Et son côté exotique est bien plaisant.Malheureusement,souvent lavé, il est en train de se déchirer à l’encolure. Il va falloir en changer…Il a été acheté à Paris, je crois rue François Miron où j’espère lui trouver un remplaçant
Pardon pour ces considérations anecdotiques! C’était juste pour dire mon attachement à un pays qui restera à jamais inaccessible pour moi…
Françoise, avec des libellules imprimées, ce ne peut être qu’un Yukata pour femme ! Les hommes se réservant des petits motifs géométriques le plus souvent…Wikipédia n’est pas toujours une référence fiable !
La boutique « Kaze » anciennement rue F.Miron a déménagé rue Saint Roch dans un espace encore plus petit donc avec moins de choix
Sinon, on trouve de beaux Yukata chez « Kimonoya » rue du Pont Louis Philippe
Nous partageons donc, chère Françoise un même attachement pour ce pays dont je ne suis pas experte, loin de là !
Merci pour les anecdotes racontées car elles font vivre ce blog