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Paris – Musée Guimet – Exposition « Tsutsugaki » – Textiles indigo du Japon – I –

Le musée des Arts asiatiques Guimet dans le cadre de sa « saison japonaise » de l’automne a choisi d’exposer des textiles, ce qui est suffisamment rare pour ne pas bouder son enthousiasme !

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Exposition d’automne au musée Guimet

Les Tsutsugaki, depuis le XVIe siècle, étaient confectionnés pour célébrer les grands évènements survenant au cours de la vie, naissances, mariages, fêtes familiales ou villageoises

Les textiles obtenus par la technique de Tsutsugaki étaient destinés aux vêtements de fête, aux dessus de futon de mariage mais aussi aux tenues de pompiers, aux Furoshiki, aux Noren rideaux de porte, étendards et enseignes, harnais pour les chevaux et pièces de décorations pour les chars, etc…

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Veste de pêcheur pour enfant pour les jours de fêtes

Les motifs qui les décorent, vigoureux et colorés emprunts d’une authentique veine populaire sont chargés de motifs décoratifs de bon augure, longue vie, prospérité, bonheur ou protection

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Le motif de « Tsuru » la grue est un des motifs-symboles les plus utilisés

Ces textiles ne suscitèrent pas un grand intérêt des élites enclines à apprécier des motifs plus raffinés, mais le mouvement Mingei, dans les années 1930, qui permit un regain d’intérêt pour les arts populaires, soulignera l’esthétique indéniable de ces pièces

Le chef de file du mouvement Mingei, Yanagi Sôetsu dénommera d’ailleurs ces textiles Tsutsugaki mot forgé avec Tsutsu tube et Gaki dessin

Ces tissus en coton ou en chanvre ayant comme point commun d’être teints à l’indigo sont obtenus avec une technique d’impression qui ne peut se faire qu’à la main

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Tsutsu – Tube en papier washi (ici recyclé !) renforcé au jus de kaki en forme de cône pour contenir la colle de riz

L’artisan trace son esquisse sur chaque lés de toile, puis dépose sur chaque partie du dessin à réserver de la colle faite de pâte de riz à l’aide de Tsutsu, cornets de papier renforcé au jus de kaki et laisse ensuite cette préparation sécher au soleil

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Embouts de Tsutsu pour remplir les motifs et leurs contours

La toile est ensuite plongée dans un ou plusieurs bains d’indigo selon la couleur du fond désirée, la teinture ne pénétrant pas les parties encollées

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Bloc d’indigo – Collection du musée Guimet

Puis les tissus sont lavés pour ôter la colle et les parties réservées reçoivent des couleur vives appliquées à la main à l’aide de pinceaux plus ou moins larges

Les lés de tissu de 33 cm ont ensuite assemblés, les marges des coutures empiètent nécessairement sur la continuité des dessins, mais cela ne nuit aucunement au rendu des scènes dont le tracé plein de vigueur forme un contraste plaisant avec le fond indigo

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Les contours des motifs en lignes blanches ont reçu la colle avant la teinture en indigo

Les motifs animaux associés les plus emblématiques sont Tsuru-Kame, la grue et la tortue ayant la réputation toutes deux d’avoir une longévité exceptionnelle

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Tsuru – La grue au dessin naturaliste – Détail d’un dessus de futon de mariage

Les représentations des grues sont tantôt naturalistes avec des rendus de plumes déclinés dans des teintes douces, imitées des œuvres picturales…

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Les grues sensées vivre 1000 ans ! Détail du même futon de mariage – Fin du XIXe – Début du XXe siècle

…tantôt d’un dessin puissant personnifiant de façon plus graphique les Mon ou armoiries des familles

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Kamon avec Tsuru sur un dessus de futon

Les tortues mythiques accompagnent toujours les grues comme compagnons de longévité et de stabilité

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Les tortues sur le bas d’un dessus de futon de mariage à l’emblème familial composé de 3 éventails

Ces tortues sont une occasion pour l’artiste de remplir l’espace disponible de la toile avec les sinuosités des longues algues attachées à la carapace de l’animal lui faisant une espèce de traîne fort élégante

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Minogame –  La tortue mythique sensée vivre 10 000 ans ! – Détail

L’animal dont la longévité touche à l’immortalité était un symbole tout à fait propice pour souhaiter au commanditaire de la pièce une heureuse vieillesse pleine de sagesse !

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Tortue sur un dessus de futon – Détail

Sur les Tanzen ou Yogi, grands kimonos servant de dessus de futon, indispensables dans le trousseau de mariage, les animaux comme les grues reflètent l’admiration ressentie devant l’ascension vers les hauts sommets de ces grands oiseaux

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Couple de grues sur un dessus de futon

D’autres, quelque peu fantaisistes, étaient chargés de la protection des dormeurs…

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Yogi – Dessus de futon aux tapirs

…comme les tapirs, représentés à la manière des lions chinois, réputés avaler toutes mauvaises choses et notamment les cauchemars

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Baku – Tapir mangeur de rêves – Détail

Nombreux furent les chiens importés d’Occident depuis le XVIe siècle, mais généralement la représentation de chiens imaginaires avait les faveurs des artistes…

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Yogi – Dessus de futon avec des chiens occidentaux

.. allusion à leur rôle de gardiens de la maison et de ses possessions

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Mon en forme de gong au centre décoré de pousses de bambou – Détail

Hô-ô, le phénix, bel oiseau mythique de la mythologie chinoise, symbole de l’immortalité, était tout désigné pour figurer sur les luxueux futon de mariage aux couleurs éclatantes

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Dessus de futon au phénix

Le phénix perché sur un paulownia et accompagné des trésors et caractères chinois du bonheur était indispensable pour souhaiter longue vie à la descendance !

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Le phénix et son cortège de grues

Des plantes et des fleurs auxquelles on prêtait des vertus médicinales étaient aussi de bon augure sur un dessus de futon, préserver la santé était bien évidemment fort souhaité

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Botan – Pivoines dont la luxuriance ornent un dessus de futon de mariage

Les chrysanthèmes participent à l’histoire du Kukijidô, jeune page de la mythologie chinoise envoyé en exil dans la montagne et qui écrivit un Sûtra sur des feuilles de chrysanthème…la rosée qui tomba sur les feuilles s’écoulât dans la rivière et le jeune page qui en but l’eau devint immortel !

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Histoire du Kikujidô sur un dessus de futon

L’attitude rêveuse du personnage, la rivière dont les flots sinuent au pied des rochers et les chrysanthèmes aux couleurs lumineuses participent au grand charme de ce Tsutsugaki

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Le page aux chrysanthèmes – Détail

Sotestu, un grand arbre du sud du Japon, dont les grandes palmes exubérantes représentées comme des plumes, évoquaient la fécondité d’un arbre de vie

La vitalité et le foisonnement des palmes sont ici admirablement rendus avec seulement du blanc et quelques touches de rouge sur le fond indigo

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Dessus de futon au motif de l’arbre Sotestu

Des représentations symboliques illustrant des proverbes ou des dictons étaient aussi très courantes comme le début de l’expression si connue des Japonais « Ichi Fuji ni taka san nasubi » : voir en songe premièrement le Fuji san puis un faucon et enfin des aubergines …

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Le Fuji san, le faucon et les aubergines sur un dessus de futon monté en paravent

…Allusion aux souhaits du premier rêve de la nouvelle année !

Rêver du Fuji san, plus haut et plus digne symbole du Japon, rêver au faucon personnifiant l’élévation et enfin rêver d’aubergines « Nasu » jeu de mot sur « Nasubi » : devenir …était une promesse de bonne fortune pour l’année !

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Le faucon – Détail

Pour renforcer encore la chance, on n’a pas hésité à ajouter sur ce dessus de futon le trio propice au bonheur Sho chiku Bai, le pin, le bambou et le prunier décliné à l’envie sur tous supports !

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…et les aubergines ! Le pin, le bambou et les fleurs de prunier- Détail

La veine populaire laissait libre cours à l’audace, à l’humour et souvent à l’irrévérence des artistes… faire appel à l’intercession des dieux du bonheur ne pouvaient qu’attirer leur bienveillance et en revêtant des vêtements de bon aloi, être sûr d’obtenir d’abondantes pêches !

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Veste de pêcheur avec 3 dieux du bonheur – Époque Meiji – Fin du XIXe siècle – Début du XXe siècle

Ebisu, patron des pêcheurs est en bonne place au festin des dieux, l’artiste a déployé ici toute sa maîtrise de la composition en ajoutant à la technique de Tsutsugaki, celle du pochoir Katazome pour obtenir de splendides jeux de couleurs

La daurade, mets de choix figure au menu symbolique car son nom « Tai » forme un jeu de mot avec « Medatai » joyeux !

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Ebisu et la coupe de saké adaptée à sa divinité !

Les héros des contes et des légendes illustrent aussi les goûts pour le merveilleux comme l’histoire du pêcheur Urashima Tarô qui vivait heureux au Ryûgû-jô, le palais au fond de la mer…

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Urashima Tarô sur un dessus de futon monté en paravent

…avant de perdre ses illusions et ses années de bonheur en revenant dans son village sur terre où il trouvera un sort funeste

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Le héros du conte en pêcheur sur le dos de la tortue- Détail

Le Noshi, nœud composé primitivement de lamelles d’ormeau séché destinées aux offrandes mais qui furent déclinées ensuite en simples rubans…

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Hôju – Le joyau qui exauce les souhaits au centre d’un Noshi – Dessus de futon

…voyait son pouvoir décuplé par l’ajout du trio pins, bambous et fleurs de prunier

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Détail du Noshi

Les artistes et les commanditaires des Tsutsugaki avaient aussi une nette préférence pour les représentations des Takara zukushi, répertoire de trésors, leur association sur une même pièce d’étoffe ne pouvaient qu’augmenter encore leur pouvoir bénéfique

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Takara zukushi –  Dessus de futon

Le Hôju, joyau sacré sensé exaucer tous les vœux, est abondamment représenté sur les dessus de futon et sur les vestes de fête avec le motif Makimono, rouleaux d’écrits pour accéder à la connaissance, et celui Kakuremino et Kakuregasa la cape et le chapeau d’invisibilité permettant de se cacher des maladies et des mauvais esprits

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Happi – Veste décorée d’un florilège de trésors

Le « répertoire des trésors » est assez abondant car on y incluait tout ce qui était rare et précieux en plus des animaux fabuleux et des objets mythiques

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Carapace de tortue parmi les trésors – Dessus de futon

Ainsi la carapace de tortue qui servait dans la Chine ancienne pour la divination ou de l’éventail de commandement incluant la notion de victoire …

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Gunpai – L’éventail de commandement militaire – Détail du même dessus de futon

Tous ces motifs classiques décorant les Tsutsugaki étaient empruntés aux catalogues de dessins pour Kimonos, recueils dont s’inspiraient fortement les artisans tout en exerçant leur grande liberté créatrice sur l’ensemble de la pièce d’étoffe à leur disposition

La suite de l’exposition à venir…

 

18 comments to Paris – Musée Guimet – Exposition « Tsutsugaki » – Textiles indigo du Japon – I –

  • Que c’est beau l’indigo ! Aussi beau en dégradé de bleus avec la couleur naturelle du tissu non teinté qu’avec ces chauds rouges…
    Y a-t-il une superstition envers le vert ? Ou est-ce par manque de teinture de cette couleur ? Ou alors un parti-pris esthétique ?…
    Chère Madame Tsuruya, l’emblème de ta belle-famille, la grue, est un symbole magnifique. Et, va savoir pourquoi, je me suis souvent comparée à une tortue… Nous voici réunies dans ce bel article !

    • chambre.des.couleurs

      Oui chère Katell, Tsuru et kame font un beau duo c’est vrai, mais au Japon c’est une formule tellement rebattue que mon mari était moqué à l’école primaire sous le sobriquet de Tsurukame ce qui le mettait en rage évidemment !
      En fait le berceau de sa famille paternelle était originaire d’un ancien village de montagne dont la vallée abritait des grues…D’où le nom sûrement …que je trouve très évocateur
      Le vert était difficile à obtenir en teinture, généralement on mélangeait du jaune, obtenu avec différentes plantes, à l’indigo mais la couleur virait souvent au brun…tout comme en Occident…d’où la mauvaise réputation de la couleur verte !
      Quant à l’indigo, il est toujours sublime, mais encore plus sur ces textiles qui présentent toutes les nuances du vécu

  • Catherine

    Magnifiques tissus. Merci pour la découverte et les explications.
    Bonne soirée.

  • beatrice

    Dommage que toutes ces belles expositions restent sur Paris, mais grâce à vous, nous en profitons et je vous en remercie.

    • chambre.des.couleurs

      Merci Béatrice, il est vrai que je pense à mes lectrices lointaines en prenant des photos qui, par chance, étaient autorisées
      Votre commentaire est un encouragement que j’apprécie d’autant plus !

  • Je joins mes remerciements à ceux qui précèdent ! J’ai aimé l’explication des jeux de mots, la part intraduisible de toute langue.
    Preuve que les motifs sur les étoffes sont bien plus que simplement décoratifs .. ici c’est patent.J’attends la suite avec impatience.

    • chambre.des.couleurs

      Merci Jacqueline, oui, la langue japonaise est fertile en homonymies ce qui facilite les jeux de mots évidemment ! Si j’en cite quelques uns c’est pour égayer mon article !!!

  • Françoise Boissier Aurenty

    Mille mercis aussi, Marie Claude.Votre reportage me donne fort envie de faire un tour au musée Guimet (que j’adore) à mon prochain voyage à Paris.Vos explications, érudites mais jamais lassantes, éclaireront ma visite.
    Amitiés de Françoise

    • chambre.des.couleurs

      Merci Françoise, de me faire le plaisir de m’absoudre de pédantisme ! Oui, courez voir cette expo, il est temps encore…
      Je vais vite rédiger la suite pour vous faciliter encore plus la visite !!!

  • Arlette

    Bonjour, Je ne suis pas sur de me souvenir de tous les mots japonais,!!!merci de nous faire participer à cette visite et aux explications toujours si agréables à lire
    Cela me donne le regret de ne pouvoir « monter » à paris, pour visiter ce musée qui était un de mes préféré…avec dans les mains vos précieuses explications
    Encore merci

    • chambre.des.couleurs

      Merci Arlette, je ne mets les noms en japonais que pour apporter des précisions à qui aime les noms évocateurs ! Je confesse que cela peut faire prétentieux…Mais vivre avec un Japonais depuis tant d’années, c’est devenu une seconde nature d’utiliser des noms en V O !
      Vivre tout près de Paris a des avantages certains ! Je passerai volontiers sur les inconvénients !

  • Arlette

    Non ,non aucune prétention, je ne le vois pas comme cela,
    moi c’est de vivre avec un anglais depuis si longtemps, j’utilise les mots en VO pour le patchwork !!! j’avoue que mes neurones renâclent à mémoriser une autre langue !!
    Merci pour toutes ces explications

  • Dominique FERREBOEUF

    Bonjour, c’est avec un plaisir toujours renouvelé que je lis vos « chroniques ». Les traductions en japonais….. quel plaisir, quand je les prononce j’ai l’impression d’être un peu au Japon. Lors de votre visite au musée Guimet avez-vous fait un passage à la boutique ? Avez-vous consulté voire acheté un ouvrage sur l’exposition Tsutsugaki ? Merci pour votre avis et vos conseils.
    Dominique

    • chambre.des.couleurs

      Merci Dominique, Oui les noms japonais sont évocateurs c’est certain et ils « enrichissent » en quelque sorte mon article !
      J’ai en effet feuilleté le catalogue qui reprend les cartouches de l’exposition, en tout cas il ne déparera pas dans la bibliothèque d’une amatrice de textiles !
      Une erreur amusante dans l’expo est de mentionner « un tombeau shinto » alors qu’évidemment cela n’existe pas ! Un Torii n’est là que pour mentionner un lieu sacré

  • bonjour
    je n’arrive pas a savoir quelles sont les autres couleurs utilisées pour les tsutsugaki ? le gris et le rouge notamment ? c’est pas de la teinture comme l’indigo, plutot un pigment rajouté mais dans ce cas là cela part au lavage ? cela déteint ?
    je n’arrive pas a trouver la réponse, si vous pouviez m’aider ce serait génial …

    merci bcp par avance

    • chambre.des.couleurs

      Les différents gris sont en indigo aussi ce sont des bleus plus ou moins affadis d’ailleurs, les rouges-orangés sont issus d’une plante appelé Benibana, les bruns du jus de kaki, couleurs obtenues en teinture, les autres teintes sont en effet des pigments plus ou moins vifs appliqués au pinceau sur toile sèche
      Bien sûr le vrai indigo déteint mais comme les teinturiers l’on dès la fin du XIXe siècle mélangé avec du bleu synthétique, beaucoup de « vrais » indigo restent stables
      Quant au lavage il m’est impossible de répondre, car je n’ai jamais lavé de Tsutsugaki !

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