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Japon – De Fukushima à Nagano – Voyage d’hiver en train dans les Alpes japonaises – III – Minshuku à Shôwa mura

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La région de Shôwa mura abonde en Onsen, les sources thermales, aussi quelques grandes maisons anciennes se sont-elles reconverties en Minshuku, des chambres d’hôtes, afin d’accueillir pendant l’été, de jeunes citadins venus se ressourcer à la campagne

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Shôwa mura – Toaru yado – « Chambre d’hôtes de quelque part » !
Ironie familière dans le choix du nom

Mais en plein hiver, les habitants de cette région neigeuse ne voient que rarement des originaux tels que nous !

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Haut plafond, bois et pisé des murs recouverts de plâtre blanchi

Cette belle maison, la plus grande du village, construite à l’époque Meiji affiche sans sourciller ses 150 ans d’existence dont seul le toit pentu n’est plus d’origine…

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L’enfilade des pièces quand les Fusuma restent ouverts

…le chaume ayant été remplacé par une couverture de plaques d’acier galvanisé rouge, couleur chargée de personnaliser depuis quelque temps les nouvelles constructions

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Irori – Au milieu d’une grande pièce, l’âtre où l’on faisait chauffer sur du charbon de bois l’eau pour le thé

La maison, comme les anciennes habitations campagnardes possède une hauteur sous plafond impressionnante, les fumées de l’âtre situé au beau milieu de la plus grande pièce à vivre, lieu où se prenaient les repas des membres de la famille assis autour du foyer, pouvant monter ainsi sans obscurcir l’espace habitable

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Galons de décoration des bords des tatamis
Motifs classiques de fleurs de chrysanthèmes

Ces habitations ne possèdent pas de pièce attitrée, les Fusuma, cloisons coulissantes, selon qu’elles soient ouvertes ou fermées, transforment l’espace disponible en salon ou en chambre à coucher selon les occasions

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Une pièce feutrée où les Shoji laissent filtrer une lumière douce et apaisante

Des tatamis exclusivement au sol, très peu de meubles à part de petites tables basses que l’on replie dans un coin pour laisser place nette selon les besoins de la vie quotidienne

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Géométrie parfaite des Shoji, cloisons de bois contrecollés de papier épais mais translucide

De grandes fenêtres vitrées coulissantes protègent de l’extérieur, elles sont doublées par des Shoji, panneaux de lattes de bois contrecollés de papier Washi procurant une douce pénombre habituellement recherchée

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Imposte sculptée au-dessus des Shoji
Motif classique de Sho chiku Bai, le pin, le bambou et le prunier « les amis de l’hiver »

Beaucoup de détails raffinés comme les impostes sculptées de motifs conventionnels, les piliers de bois sombre poli par le temps, les peintures et calligraphies animent discrètement les dessus des portes de placard, seuls lieux où le décor peut se déployer à l’aise

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Poèmes calligraphiés sur les portes coulissantes d’éléments  au-dessus d’une porte de placard

En été, la maison, ouverte par ses grandes baies glissées sur l’extérieur permettant aux vents coulis de rafraîchir l’atmosphère doit être infiniment agréable mais en hiver, en l’absence de chauffage, elle reste terriblement glaciale, les petits chauffages électriques d’appoint peinant à obtenir une température autre que très fraîche  !

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Détail des filigranes du papier Washi des Shoji
Fleur de Sakura, les cerisiers dont les motifs sont toujours convenus

Cette maison à l’espace modulable classique et à la décoration conforme aux habitations des possédants au début du XXe siècle, était auparavant la résidence d’un Kannushi, le desservant d’un sanctuaire shintô

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Les fenêtres fermant sur l’extérieur à droite, les Shoji coulissants à gauche, entre les deux un courant d’air frigorifiant !
On marche pieds nus sur les tatamis…éventuellement avec de grosses chaussettes de laine !

Pendant les longs mois d’hiver où le sanctuaire, situé sur la colline n’était pas accessible en raison de la neige, le Kannushi rendait le culte aux Kami attitrés du village dans une minuscule pièce située discrètement au bout d’un long couloir de sa maison

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Autel de culte Shinto
Le rituel ne s’exerce plus dans ce sanctuaire de remplacement mais la propriétaire actuelle respecte le lieu avec déférence

La maison affiche toujours la décoration ancienne quelque peu académique avec des Kakemono aux sujets très prisés à l’époque Meiji

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Sur le mur du Tokonoma, l’alcôve, les Kakemono illustrant des scènes classiques apparentées au Shintoïsme

La peinture de Jô et Uba, le vieux couple symbolisant l’amour conjugal n’est pas du grand art ! mais ces figures restent une représentation obligée de la culture classique japonaise

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Détail du Kakemono
Jô et Uba balayant les aiguilles de pin sur la plage de Takasago, image immuable du vieux couple dont la légende affirme que leurs esprits hantent deux pins noueux

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Détail du Kakemono au décor stéréotypé, le soleil levant et les Tsuru, le couple de grues en symbiose avec l’image idéale de Jô et Uba

La maison réserve en hauteur une place privilégiée au Kamidana, l’autel dédié aux ancêtres, pour rendre un culte aux Kami du shinto, ce que ne manque pas de faire tous les matins les habitants de la maison

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Kamidana avec ses Gohei, bandelettes de papier blanc marquant le sacré

Pendant l’hiver, la vie quotidienne se concentre dans deux pièces de la maison, la cuisine et la salle contigüe où se prennent les repas, réchauffée par un poêle à kérosène

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Le repas fut pris sur ses petites tables, assis sur les tatamis, le Kotatsu, chauffage sous la table, réchauffant -mal- une partie du corps et  laissant l’autre frigorifié !

Se trouver relativement au chaud peut même faire oublier l’odeur nauséabonde qui s’en dégage !

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Dans la bibliothèque, une collection de Masu en bois, les anciennes mesures carrées pour doser le riz
Une petite Aka beko montre que nous sommes bien dans la région d’Aizu !

L’originalité de ce Guest House, dont la location inclut le dîner et le petit déjeuner, consiste à préparer avec la maîtresse de maison le repas du soir qui sera ensuite partagé avec les hôtes

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La cuisine installée à la japonaise, pièce typique de toutes les habitations modernes
Les planches de bois devant la fenêtre la protègent de la neige accumulée au-dehors

Ce que nous fîmes consciencieusement mais avec beaucoup de fous-rire et d’explications sur les mérites comparés des cuisines française et japonaise

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Mon époux prouva ce soir-là sa science du découpage de Takenoko, une pousse de bambou !

Un repas japonais classique est composé essentiellement de riz…

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Antique pot pour cuire le riz sur des braises que mon époux active en agitant un éventail

…nous eûmes droit, exceptionnellement à sa cuisson dans un antique récipient en terre cuite astucieusement doublé de briques réfractaires et contenant une marmite intérieure en métal qui avait beaucoup servi !

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Le riz sitôt cuit dans une marmite de terre cuite, doit être mélangé avec une spatule pour répartir la chaleur résiduelle
La vapeur qui s’en dégage est brûlante évidemment

Le repas se composait de légumes de provenance exclusivement locale, pousses de bambou, pousses de soja, épinards et champignons

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Le repas du soir avec un Nabe mono, espèce de pot-au-feu, ici au poulet et différents plats de légumes comme accompagnements du riz

Le repas terminé, nous appréciâmes à sa juste valeur la chaleur bienfaisante de l’O-furo, le bain et les 40 ° de l’eau de la baignoire avant d’aller nous coucher dans une chambre glaciale dont la température frôlait les 5 °, un peu plus élevée tout de même que celle au dehors !

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Nos Futon installés pour la nuit

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Détail du Fusuma au décor d’un aigle perché sur des branches de pin
Décor au sujet traité de façon conventionnelle s’accordant parfaitement avec la température hivernale !

Le matin, pendant le petit déjeuner, nous bavardâmes avec la propriétaire de cette demeure, originaire de la préfecture de Chiba, près de Tôkyô…

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Petit déjeuner copieux avec riz, Misoshiru, légumes et champignons accompagnés de  Niku jaga, ragoût de pommes de terre, carottes et viande de porc,
Collation revigorante bienvenue par temps de froid extrême !

…venue passer quelques jours de vacances d’été dans ce village il y a quelques années, elle est tombée amoureuse de la région, du village, de la maison…et de son futur mari ! pompier et néanmoins riziculteur dont nous eûmes le privilège de déguster du riz de ses champs

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Itoguruma (litt. roue à fil) – Rouet pour obtenir un fil propre à être tissé obtenu à partir des fibres de plantes libériennes

Jusqu’à l’introduction massive des objets manufacturés en série, après la seconde guerre, les sociétés paysanne, faute de moyens pécuniaires, fabriquaient tout ce dont elles avaient besoin dans la vie quotidienne

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Dosseret dont se servaient les femmes pour travailler dans les champs, les protégeant des intempéries
Le bas replié permettait de s’asseoir commodément sur le sol

Cette jeune femme recueille et collectionne les objets témoignant d’un artisanat local en voie de disparition, composés essentiellement de fibres tirées des plantes libériennes cultivées dans la région

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Détail du dosseret en paille de riz
Les fibres sont soigneusement cousues afin que l’assemblage protège au maximum des infiltrations d’eau

Les objets de protection lors des travaux agricoles, fabriqués en paille, matière abondante disponible après les récoltes, sont étourdissants de virtuosité par les techniques employées

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Petite cage pour capturer un Hotaru, le ver luisant
Pendant l’été, les enfants, sous la moustiquaire, se réjouissaient de la lueur tremblotante fournie par l’insecte
Hotaru et sa petite lumière symbolise l’été

Les capes, tombées en désuétude, étaient confectionnées en paille par les paysans qui les revêtaient pour se protéger des intempéries, les chapeaux coniques abritaient de l’ardeur du soleil, toutes sortes de paniers tressés résultaient d’un artisanat nécessaire aux travaux quotidiens

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Mino – Cape faite de paille de riz utilisée comme protection contre la pluie

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Détail du Mino – Tressage en paille de riz savamment exécuté
Ces capes servaient aussi de protection efficace sur le corps pendant les transports de lourdes charges

De nos jours, cet artisanat ne reste plus qu’à l’état de collection, les bassines en plastique ont remplacé les beaux paniers et tout le monde a adopté les vêtements en tissus synthétiques, plus pratiques, confortables et surtout protégeant mieux des intempéries

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Kasa – Parapluie ancien rescapé de l’époque Meiji
Structure en fibres de bambou et papier huilé pour l’imperméabilité

Une cohésion d’ existences simples et frugales pratiquant une solidarité qui se révélait indispensable à la survie de la communauté

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Détail de la structure du Kasa
Très lourd, une certaine force est nécessaire pour le déployer entièrement

Pour perpétuer ces échanges du passé, la grande maison accueille régulièrement nombre de personnes pour partager les repas des fêtes villageoises, pour s’adonner aux activités de loisirs comme les préparations, avant le tissage, des fibres de ramie, dont la plante est cultivée à Showa mura

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Lampe tempête et grosse boîte d’allumettes dont l’usage est toujours d’actualité palliant aux coupures d’électricité pendant les chutes abondantes de neige

Karamushi, le ramie dont le village s’est fait une spécialité sera l’objet du prochain article

La page du Guest House Toaru yado et de Tokita Mayumi, sa charmante propriétaire est en japonais mais les images d’automne y sont très belles

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Japon – Printemps 2014 Voyage d’hiver en train dans les Alpes japonaises :
I – Tadami sen
II – Shôwa mura
III – Minshuku à Shôwa mura
IV – Karamushi à Shôwa mura
V – Un restaurant populaire à Kaneyama
VI – Fin du voyage

14 comments to Japon – De Fukushima à Nagano – Voyage d’hiver en train dans les Alpes japonaises – III – Minshuku à Shôwa mura

  • Sylvie Barrière

    Quel joli séjour…un peu glacial mais fort instructif pour nous …au chaud devant l’écran. J’ai beaucoup apprécié toutes ces explications sur la vie rurale! Encore merci. Sylvie63.

    • chambre.des.couleurs

      Merci Sylvie, en rédigeant mes articles, je sens encore le froid d’alors ! Moi qui trouve que 18-20° est une température idéale !
      Mais je ne regrette rien et des expériences comme celle-là, j’espère encore en faire beaucoup !

  • merci pour le séjour Marie-Claude
    Je fais refaire mon passeport : je n’ai donc pas renoncé à voyager en vrai.
    De bons souvenirs:l’étude du Japon avec mes élèves de terminale du Lycée Fenelon l’année des jeux olympiques d’hiver à Sapporo, ouh c’est vieux !
    encore merci

  • Bonjour Marie-Claude,

    Moi qui rêve d’un peu de froid, là, il me semble que ce serait trop !

  • Hélène

    Ah, comme j’aime voir les maisons japonaises – à l’extérieur, mais surtout à l’intérieur!
    Un grand merci de nous offrir de voyager avec vous! 🙂
    C’est un grand plaisir!

    • chambre.des.couleurs

      Ce genre de maison est celui des Ryokan, les auberges traditionnelles ou encore les maisons anciennes préservées dans les lieux touristiques, sinon je peux vous assurer que les intérieurs japonais actuels ne laissent pas de place au vide !
      Merci Hélène, j’ai encore dans ma besace de voyageuse d’innombrables photos…en souhaitant que les prochains articles les relatant vous plaisent aussi…

  • Hélène

    Tous vos articles sont très intéressants et j’apprends beaucoup!
    Egalement sur tout ce qui concerne l’Art, les description sur les églises… sur tout!
    J’étais abonnée une fois au magazine japonais « Patchwork Tsushin » ( et Patchwork lesson) et certains reportages
    montraient avec les photos comment les dames patcheuses faisaient preuve d’ingéniosité
    pour le rangement et pour s’installer pour pouvoir faire du patchwork.
    J’ai toujours regretté de ne pas pouvoir comprendre ce qui était écrit.
    Je serai au rendez-vous pour vos prochains articles!
    Bon dimanche!

    • chambre.des.couleurs

      Hélène, concernant les revues japonaises de patchwork, les textes sont insignifiants et se contentent d’expliquer les photos ! Ce que l’on peut bien comprendre seule ! Et les articles sur l’histoire du patch et des textiles ne sont pas bien documentés non plus ! Alors n’ayez pas de regrets ! Ce sont des revues faites pour prendre des idées de quilts, copies que l’on retrouve dans les expositions sans référence à la revue d’ailleurs de la part des quilteuses…mais c’est une vieille pratique qui n’est pas prête de se tarir …

  • Françoise Boissier Aurenty

    Bravo pour ce reportage, au plus près de la réalité, du vécu.On a vraiment en vous lisant(et je n’oublie pas les photos) le sentiment de vous accompagner dans votre voyage.C’est bien simple: j’ai froid aux pieds !
    Amitiés de Françoise

    • chambre.des.couleurs

      Merci Françoise, je suis contente d’arriver à faire passer mes impressions, qui en l’occurrence, maintenant que je suis au chaud, ont été des expériences enrichissantes
      Ces maisons anciennes m’ont toujours fait rêver et fascinent encore, surtout les architectes ! pour leur beauté si typiquement japonaise, bien sûr…sauf qu’y habiter de nos jours relève de l’abnégation !
      J’ai vécu dans des maisons beaucoup plus modernes au nord du Japon, mais le froid y était aussi intense, « réchauffées » par un seul poêle, la température à l’intérieur ne dépassait pas les 12°, de telles conditions de vie forgent les caractères !

  • Françoise Boissier Aurenty

    Pour moi aussi, ce que vous dites du froid et des maisons dans les Alpes japonaises évoque un passé vécu dans la France de l’après- guerre…Qu’est-ce qu’on pouvait se geler ! un seul poêle aussi, dans la cuisine où toute l’activité de la famille se concentrait (mais il devait faire plus de 12°, je suppose). Et ailleurs, en particulier dans les chambres, brrr ! Les draps glacés, la brique enveloppée de chiffons que l’on poussait du pied jusqu’au fond du lit , le souffle qui faisait un petit nuage au dessus des couvertures…Il en fallait du temps pour s’endormir .Je suppose que beaucoup parmi nous se rappellent ce temps -là, et peut être même avec un certain plaisir : ce fut le temps de notre jeunesse.

    • chambre.des.couleurs

      J’ai vécu la même enfance, chère Françoise ! Longtemps logés dans des « baraquements » qui devaient être provisoires mais qui perdurèrent jusqu’aux milieu des années 1960; construits à la hâte pour les habitants qui avaient perdu leur maison quand les bombardements eurent rasé une partie du centre de mon Amiens natal
      La brique, avec ses jolis dessins en plus, enveloppée dans du papier journal, le café qui n’arrêtait pas de mijoter toute la journée sur l’unique poêle de la cuisine où l’on passait l’hiver, l’eau cherchée à la fontaine dans la rue et la toilette dans une bassine…Nostalgie d’un temps qui fut…
      Mon mari a connu la même enfance pauvre dans le nord du Japon (les bombardements américains avaient là aussi beaucoup détruit) je pense que c’est pour cela que nous nous entendons si bien !

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