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Printemps au Parc de Sceaux – suite

Après avoir fait une halte pique-nique sous les cerisiers roses en fleurs, nous avons profité des multiples points de vue qu’offre l’immense parc de Sceaux

La grande perspective vue du château

Ce parc, situé dans les Hauts de Seine, près de Paris, est une adaptation moderne de ce que fut au XVIIe siècle le domaine de Colbert et de ses successeurs

A l’instar du Roi Soleil, les courtisans fortunés se prenaient de passion pour la construction de demeures somptueuses assorties de jardins du style dit à la française

Les ifs alignés au cordeau pareils à des sentinelles !

Le domaine a subi beaucoup de transformations au cours des âges, un pastiche peu convainquant du XIXe siècle remplace le magnifique château de Colbert rasé après la Révolution

Les jardins sur les plans initiaux de Lenôtre ont été peu à peu remis en état

Le classicisme retrouvé

Les jardins classiques à la française alignent leurs parterres d’arbres bien taillés, leurs tapis de verdure et leurs pièces d’eau dans une parfaite harmonie où rien d’incongru ne vient distraire le regard, la mise en scène ayant pour but d’attirer l’œil vers un infini lointain

Même les tulipes gardent un maintien de bon aloi !

Les parterres sont plantés de fleurs aristocratiques, ce type de jardins ne permet pas de fausse note

Le miroir d'eau du grand canal vu de la terrasse du château

Le parc s’articule autour du grand canal, bordé de peupliers d’Italie, protégeant de vertes pelouses et de grands bassins avec jeux d’eau qui multiplient les belles perspectives

L'Orangerie due à Jules-Hardoin Mansart

L’Orangerie, rescapée de l’ancien domaine, bien qu’amputée d’une partie de son architecture, affiche ses proportions classiques en bonne place dans ce lieu

Des petits faunes espiègles sur un fronton de l'Orangerie

Un jardin à la française est peuplé évidemment de statues à l’antique de facture gréco-romaine, sujets destinés aux haltes admiratives lors des promenades

Aujourd’hui ces sculptures, copies grossières et sans charme des œuvres d’art de l’époque classique, mettent quand même une sorte d’animation le long du parcours, surtout quand de jeunes éphèbes dévoilent leur plastique irréprochable …

Castor et Pollux

…Tandis que la pauvre Daphné pour échapper à Apollon se transforme en arbre…

La nature complice de la transformation

Les cascades sont une reconstitution des années 1930, les jeux d’eau permettent de faire l’impasse sur cette construction art-déco un peu trop massive dans un décor si bucolique

Les jeux d'eau de la grande cascade

L’eau, partout présente accompagne la déambulation …

Les jeux de l'eau aussi dans le bassin de l'Octogone

…en procurant un sentiment de fraîcheur bien venu par temps ensoleillé…

…Surtout en s’attardant le long de la pente des cascades

Les jeux de l'eau et de la lumière

La fontaine en haut de la cascade est décorée plaisamment de mascarons insolites crachant l’eau de manière assez triviale, bien que fort amusante

Ces trognes provenant des jardins de l’ancien palais détruit du Trocadéro à Paris seraient de l’atelier de Rodin, plus proches de caricatures que de nobles figures réservées généralement à cet emploi

L'eau semble peu appréciée !

Une belle peu farouche, accompagne en dévoilant ses charmes les demoiselles fort dévêtues bronzant ce jour-là sur les pelouses

Une belle callipyge prenant le frais sur sa terrasse

8 comments to Printemps au Parc de Sceaux – suite

  • Quelles jolies photos, Marie-Claude !
    J’ai un faible pour celle des tulipes, elle est magnifique….tulipes qui, ici, sont justement en fleurs en ce moment, ainsi que les « sakuras pompons roses ».
    C’est en tout cas un bien beau parc !(j’y suis allee, mais ca fait si longtemps….je ne m’en souviens plus tres bien)

    • chambre.des.couleurs

      Beau parc en effet, à visiter en toutes saisons mais en hiver il fait diablement froid aux abords du canal !

  • merci pour ces photos « fête des cerisiers »
    je regrette que vous ne proposiez pas une alerte quand vous mettez un message
    votre site est magnifique !
    Bon Soir

  • Magnifique, comme les articles précédents sur les cerisiers que je découvre!

  • Béatrice

    A Aubonne, entre Lausanne et Genève, il y a un arboretum où poussent des essences japonaises. Lors d’une fête *japonaise* un des responsable du parc nous a guidé. Un flûtiste, suisse, a appris la flûte au japon et j’ai photographié la notation musicale qui est du *chinois* pour qui n’a pas appris à décoder. Plus les tambours, le tir à l’arc par des passionnés.

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